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COLLECTION PARIS FESTIVE


PALMETTE ART
Elément clé du répertoire iconographique occidental, la palme n’a jamais quitté l’espace des arts, de l’antiquité jusqu’au XXe siècle. Après l’Empire, qui lui en fait un usage intensif et extensif, la période Art Déco s’en empare à nouveau. La palme est alors déclinée dans la création textile, ou frappée, en bronze doré ou en bois rechampi, sur autant de meubles : armoires, consoles, fauteuils et autres guéridons.
Thème récurrent de l’œuvre de Matisse, récompense d’or la plus haute au festival de Cannes, ou encore élément visuel caractéristique de nos côtes françaises, la palme n’a pas fini d’occuper le devant de la scène. Le velours imprimé « Palmette Art » la revisite une nouvelle fois, dans une version stylisée, symbole d’exotisme et de luxure.

BAL BULLIER
A l’origine de la première Closerie des Lilas se trouve un homme, François Bullier, qui, en 1847, racheta le bal du Prado d’Eté, dans le quartier du Montparnasse, à Paris. Afin de lui redonner le nom de Closerie des Lilas, qu’il portait lors de sa création, en 1804, il fit planter plus de mille pieds de cette fleur. Dans ce nouveau cadre, digne des Mille et une Nuits, dressé au milieu d’un jardin de lilas et orné de multiples cotillons, lampes à gaz, girandoles de toutes les couleurs,  le Bal Bullier devint un événement régulier et incontournable du Tout-Paris.

L’ambiance de ces bals était parfois d’ailleurs fort controversée : outre la quadrille, la polka et la valse, l’une des danses en vogue, le chahut-cancan, faisait scandale, car elle impliquait que les femmes retroussent leurs jupes à mi mollet.

LUMIERES DE VILLE
Les lumières de Paris à la nuit tombée, un thème qui a captivé et captive encore écrivains, poètes et peintres. Un thème qu’ils dépeignent dans leurs vers, dans leur prose ou sur leur toile. Pendant les années folles, des auteurs de la génération perdue, tels qu’Hemingway, ont fait de ce panorama simple et vrai leur fond d’inspiration. Car, ainsi qu’Ernest le disait, lorsque l’imagination vous manque, « Ce qu’il faut, c’est écrire une seule phrase vraie. La plus vraie que vous connaissiez ».  Dans ces laminations de jade brillantine ou de cuivre ambrée, le velours laminé « Lumières de ville » raconte le halo d’un réverbère ancien, qui s’étiole sur le pavé, l’éclat des enseignes le long des rues, le flamboiement d’un édifice historique, le fleuron d’Eiffel, qui étincèle de mille feux, ou encore la flamme du Triomphe, qui brûle sous l’arc de l’Etoile. Il célèbre la beauté de la capitale des lumières.

MARDI DE POESIE
« Poètes et artistes de tous les pays, unissez-vous ! ». Après cet appel de Paul Fort, prince des poètes, il fut de coutume qu’à La Closerie des Lilas, célèbre café de Montparnasse à Paris, s’organisa chaque mardi des lectures de poésie. Là, hommes de plumes et artistes du monde venaient confronter leurs opinions et déclamer leurs vers à l’assemblée. Ses célèbres mardis littéraires réunirent, au sommet de leur fréquentation, pas moins de deux cent hommes et femmes, dans la grande salle du rez-de-chaussée.

LA CLOSERIE DES LILAS
Dès le début du 20ème siècle, le café de La Closerie des Lilas, dans le quartier de Montparnasse, devint l’épicentre artistique du Tout-Paris, et le « marché noir des idées », pour reprendre l’allégorie de Léon Paul Fargue. C’est là que se rejoignent chantres du classicisme, fervents du surréalisme, et princes du cubisme, délivrant à la Closerie les titres de noblesse dont elle se targue toujours aujourd’hui : Paul Fort, Modigliani, Beckett, Picasso, Jean-Paul Sartre, Paul Eluard, Lénine, Oscar Wilde, Man ray, Joséphine Becker (et sa panthère), et quelques deux cent autres.  Là, entre deux absinthes, cette nuée d’artistes, accoudés au bar ou sur les guéridons de bistrot, testaient tout, dissertaient dans toutes les langues, échangeaient des vers absurdes ou grandioses, confiaient leurs techniques improbables, et reconstruisaient le monde à la mesure de leur démesure.

ESQUISSE AU MUR
Menant la vie de bohème que leur imposait leur art, les artistes désargentés du début du siècle n’en fréquentaient pas moins assidument les célèbres cafés du quartier de Montparnasse. Heureusement, pour ces poètes et peintres en mal de succès, et à défaut de pouvoir payer l’addition, certains bars acceptaient les poèmes ou les croquis à titre de monnaie d’échange. C’est ainsi que, recouverts d’une collection d’œuvres, parfois du sol au plafond, les cafés du quartier se transformèrent peu à peu en fabuleuses galeries d’art improvisées.

AU MONT DES MUSES
A l’origine du quartier de Montparnasse se trouvait, datant du XVIIème siècle, une colline artificielle sur laquelle les étudiants en littérature avaient coutume de venir, afin de déclamer leurs vers. Ce monticule fut nommé par eux « Mont Parnasse », en référence à la montagne du même nom qui surplombe la cité grecque de Delphes, dédiée au Dieu Apollon et aux neufs Muses.  Ce monticule dans Paris fut finalement rasé un siècle plus tard, pour tracer l’actuel boulevard de Montparnasse.

MONTPARNOS
A l’origine de l’envol du quartier de Montparnasse se trouve l’invasion touristique de Montmartre, au début des années 1900, ainsi que la hausse des prix qui s’en suit. Poussés du nord au sud, la prolongation de la ligne 12 à partir de Pigalle aidant, dès 1911, les artistes désargentés rallient le nouveau quartier prometteur : Montparnasse. Celui-ci qui offre ateliers à des loyers modiques, et cafés bon marché facilitant la sociabilité, l’émulation et l’entraide. Surnommés les « Montparnos », ils y prospèreront rapidement, et instaureront une atmosphère créative et libertaire.

LES BIJOUX DE MISTINGUETT
Dès les années 20 le music-hall remplace définitivement le café-concert. On va au casino de Paris comme on va au théâtre. Succédant à la grande Gaby Deslis, Mistinguett, née Jeanne Bourgeois, en devient la nouvelle reine dès 1918 pour marquer à jamais la tradition de la scène française. En couverture des grandes revues parisiennes, Mistinguett fait accourir le Tout-Paris. Ses chansons « Ça c’est paris », ou « mon homme » s’expatrieront, lui permettant de faire carrière aux Etats-Unis, où elle devient grande concurrente de Joséphine Baker. Dès 1925, elle devient Directrice artistique du Moulin Rouge. Femme aux ressources inépuisables, elle continue de se produire jusqu’à ses 75 ans.

Le satin « Les bijoux de Mistinguett » s’inspire de ses exubérances. Mistinguett était connue pour son goût des belles choses, les épais cols de fourrures dont elle se parait, les rangées de chaussures, à côté desquelles elle prenait plaisir à se faire photographier, et aussi les maints bijoux dont elle ornait son cou et ses bras.

MUSIC HALL
Des Folies Bergères au Casino de Paris, en passant par le Moulin Rouge, l’Olympia, l’Alhambra ou le Bobino, les salles de music-hall ouvrent les unes après les autres entre les années 1890 et 1930, se concentrant essentiellement dans les actuels 9e, 10e et 18e arrondissements. Des quartiers présentant une vie nocturne dynamique. Remplaçant définitivement le café-concert, on va au Casino de Paris comme on va au théâtre. Succédant à la grande Gaby Deslis, Mistinguett, née Jeanne Bourgeois, devient dès 1918 la nouvelle reine du Tout-Paris, pour marquer à jamais la tradition de la scène française. Le Panoramique « Music-Hall » est la réplique murale de son homologue tissu « Les Bijoux de Mistinguett ». Il dépeint l’univers riche et festif des salles de music-halls. Son motif bijoux rappelle le goût de l’égérie Mistinguett pour les belles choses : chaussures, cols de fourrures, et surtout les maints bijoux dont elle ornait son cou et ses bras.

REVE DE ROTONDE
La célèbre brasserie de La Rotonde, au 105 Boulevard du Montparnasse à Paris, créée en 1911, devint très vite une alternative à la fréquentation de la très mondaine Closerie des Lilas. A son tour, le lieu constitua l’un des points de ralliement fréquentés par les peintres, sculpteurs, écrivains, poètes, mannequins, amateurs d’art, célèbres ou en devenir, du Tout-Paris.

CLINQUANTE COUPOLE
Le 20 décembre 1927 eut lieu une inauguration que les Montparnos s’interdisaient de manquer : l’ouverture des portes du restaurant La Coupole. Avec son immense salle, cernée de trente-trois piliers de marbre, chacun décoré par un artiste, le lieu a pour vocation de devenir le plus grand restaurant de Montparnasse, et le nouveau symbole de la période Art Déco, mode à laquelle le Tout-Paris s’est mise.

Ce jour-là, les mille deux-cents bouteilles de champagne Mumm ne suffirent pas à étancher la soif des quelques trois mille invités : beau monde des arts et des lettres, faune des nuits parisiennes et tous les autres, venus faire partie de ceux qui brillent le temps d’une nuit.

 

COLLECTION CLES DE L’ARCHIPEL


OCEAN DRIVE
Ocean Drive, célèbre avenue de Miami n’a de cesse fait parler d’elle, pour son apparition dans de nombreux films, mais surtout pour son large complexe d’hôtels, érigés dès le début des années vingt, dans le parfait style Art Déco. La route serpente le long des plages de Miami Beach, offrant aux heureux qui séjournent là une vue imprenable sur l’océan.

La lettre « O » d’Ocean Drive s’est imprimée dans la soie, pour faire  de cette étoffe précieuse un éloge aux courbes emblématiques de la période Art Déco. La gamme se décline en une palette de couleurs pop arty, révélant l’âme et le cœur de l’architecture historique de la ville.

DRY TORTUGAS
Les Dry Tortugas sont un petit chapelet d’îles, situé à une centaine de kilomètres, à l’ouest de l’île de Key West.  Ses onze îlots et ses plages de sable fin affleurent à peine, au-dessus du niveau de la mer. A Dry Tortugas, et contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, il y a très peu de tortues géantes, en revanche c’est la chasse aux trésors qui est mise à l’honneur, puisque ses récifs coralliens, ayant causé le naufrage de nombreux bateaux au cours des siècles passés, sont réputés pour leurs légendes de trésors engloutis.

Le jacquard « Dry Tortugas », avec son fil texturé, son armure très serrée, ses teintes naturelles, voudrait rappeler la carapace de ces tortues centenaires, qui peuplent les rives de l’équateur et les mers caraïbes, et leurs écailles octogonales.

LE VOILE DE PAULINE
Pauline Hemingway, de son nom de jeune fille Pauline Pfeiffer, fut la seconde femme du très tumultueux Ernest Hemingway. L’auteur américain, et chef de la génération perdue, se maria en effet quatre fois au cours de sa courte vie. Cependant, Pauline symbolisa pendant douze ans la parenthèse exotique de son retrait secret sur l’île de Key West, constituant un élément pilier du tableau qu’Ernest s’était créé. Elle était une femme raffinée, discrète et aimante.

OVERSEAS
L’Overseas Highway, ou comment l’Homme rêvait de marcher sur l’eau. C’est en effet le sentiment que donne l’US route N°1, qui relie depuis 1912 le quartier Art-Déco de Miami à l’archipel des Keys. Fort pittoresque, la route offre aux heureux qui l’empruntent la possibilité de jouer à saute-mouton au-dessus des flots, puisque la route est composée de pas moins de quarante-deux ponts, qu’il est nécessaire de traverser afin d’arriver à destination : la dernière île, Key West, demeure de l’auteur Ernest Hemingway pendant douze années de sa vie.

BAHAMA VILLAGE
Bahama Village n’est pas à proprement dit un village, seulement un quartier de l’île de Key West. Tandis que les colons de descendance européenne avaient déjà réquisitionné les lieux les plus prisés de l’île, telle que White Head Street, les colons d’origine africaine, qui arrivèrent à postériori, choisirent de s’installer à Bahama Village.

Véritable ville dans la ville, Bahama Village se distingue par son ambiance festive, ses façades peintes et richement colorées, et les tissus bahamiens qui, en ribambelle de couleurs, dégringolent des fenêtres et s’étalent sur les places des marchés.

MIAMI PLAYGROUND
Le « Miami Beach Architectural District », plus connu sous le nom de « Art Deco District », contient le plus grand ensemble hôtelier datant des années 20 à 30 de tous les Etats-Unis. Ces bâtiments, aux couleurs vives et aux courbes caractéristiques, sont l’héritage d’une époque où Miami Beach était alors développée et promue comme Tropical Playground.

Le velours imprimé « Miami Playground » s’habille de couleurs pop, à l’image du quartier Art Déco de Miami, tandis que son petit motif hexagonal, répété à l’infini, symbolise cette aire de jeu des tropiques, prompte à toutes les folies, et notamment en matière d’architecture.

LA PECHE AUX EPONGES
La pêche aux éponges… un véritable exploit athlétique lorsque les nageurs avaient à descendre à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, pour mettre la main sur le précieux crustacé, jaune et spongieux. Ernest Hemingway s’y est lui-même déjà essayé, et ce type de pêche fut l’une des activités de prédilection de Key West, particulièrement au cours du XIXème siècle, faisant ainsi prospérer l’île pendant plusieurs décennies.
Le velours « La pêche aux éponges » est moucheté de petites taches de couleur en relief. Passez votre doigt dans les creux satinés et sur les aspérités velours. Est-ce que cela ne vous rappelle pas le toucher d’une éponge, lorsque, gonflées d’eau, elles s’offrent, douces et poreuses, à la main de celui qui l’étreint ?

CAPUCIN
On ne sait pas si Capucin, le petit singe de la maison d’Ernest Hemingway, sur l’île de Key West, fut jamais considéré comme un véritable animal de compagnie, mais la légende demeure. Ce que l’on sait, c’est que tout ce qui pouvait inspirer l’auteur américain, que ce soit le faire rire, ou le faire rêver, était toujours considéré par lui avec une particulière attention.
Le velours imprimé « Capucin », avec ses couleurs vives et tranchées, retrace le parcours de ce petit singe chapardeur dans les jardins d’inspiration coloniale. Un petit singe parfois adulé, parfois chassé par les boys, à coups de feuilles de bananiers, mais en tout cas jamais dénué d’humour. Il suffit pour ça de voir sa tête de fripouille…

ERNEST’S DREAM
La maison coloniale d’Ernest Hemingway, à Key West, était aussi son rêve d’enfant le plus fou. Levé très tôt le matin, l’homme écrivait du point du jour jusqu’au déjeuner, lorsque le soleil atteignait son zénith. Puis, quand l’atmosphère devenait irrespirable, il s’échappait avec sa clique de marins d’eau douce, pour une escapade à Dry Tortugas, une chasse aux épaves au aux serpents, ou encore… une pêche aux éponges de mer.

CONCH
Le terme de Conch, à prononcer « conque » comme le coquillage éponyme, désigne les natifs des Bahamas, de descendance européenne. Ce sont les Conchs qui peuplèrent l’île de Key West à partir du début du XIXème siècle, quand l’immigration vers l’Amérique s’intensifia. Aujourd’hui, ce terme s’applique toujours aux natifs, tandis que les nouveaux arrivants sont relégués au doux sobriquet de « Freshwater Conchs », autrement dit, des Conchs d’eau douce.

PACO’S SUIT
Paco, le boy, n’a jamais existé que dans l’imaginaire d’Ernest Hemingway. C’est au cours de son Safari en Afrique, en 1934, que l’auteur américain, chef de file de la génération perdue, ramena deux statues de nègre, aux traits carbone et aux habits richement colorés. Aujourd’hui transformée en musée, la maison coloniale de l’auteur, située au 907 White Street, sur l’île de Key West, a conservé la décoration originelle, et ses deux statues en ornent toujours l’entrée.

Le satin « Paco’s suit » s’inspire de ces étoffes, teintées d’exotisme, tissées de fils de soie et piquetées de détails raffinés, qui ornaient les statues peintes rapportées par l’auteur. Il reprend la richesse de leurs détails, le chatoiement et la vivacité de leurs couleurs.

CALUSA
Les Calusa, qui signifie « Hommes puissants » en langue amérindienne, était une tribu d’indiens guerriers vivant le long des côtes du sud-ouest de la Floride. Cette tribu a notamment longtemps peuplé l’archipel des Keys, au large de cet état. Ce sont les explorateurs espagnols, menés par Ponce de León, qui découvrirent l’archipel en 1513, en même temps qu’ils rencontrèrent la tribu pour la première fois.) Les populations indiennes étant relativement imberbes, il est dit que toute pilosité anormalement développée était chez eux un signe de grande puissance.

CAYO HUESO
« Cayo Hueso » est la traduction espagnole de l’île de Key West. Cependant, avant la colonisation espagnole, l’île était peuplée de tribus amérindiennes, notamment le peuple Calusa. Le motif « Cayo Hueso » s’inspire de l’art amérindien, et de sa symbolique. Ici, le motif de cette texture déploie le signe du « Zia », représentation du soleil et des quatre points cardinaux. La composition naturelle du tissu, en coton et lin, rappelle les techniques de tissage traditionnelles amérindiennes.

 

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